


Le texte commun des trois composantes du Front de gauche attendu vainement lors de la Fête de l’Humanité a été rendu public hier. Momentanément paralysés par leurs désaccords, le Parti communiste français (PCF), le Parti de gauche (PG) et la Gauche unitaire ont finalement, après une réunion qui s’est tenue le 23 septembre, réaffirmé leur « volonté de poursuivre, élargir, et enraciner le Front de gauche dans la durée, dans les luttes et dans les urnes ».
Un engagement qui prend la forme d’un « Comité de liaison permanent » du Front de gauche permettant « une coordination suivie de son activité au service d’un travail consistant à ancrer sa démarche dans les luttes et dans les urnes », et l’ouverture immédiate d’un chantier pour « élaborer une plate-forme partagée du Front de Gauche, contenant les grands axes de l’alternative de rupture nécessaire face à la droite et des propositions d’urgence permettant de répondre aux exigences populaires, aux dégâts de la crise capitaliste et du productivisme ».
Pour Francis Parny (PCF), le texte signé par les trois composantes du Front de gauche va permettre « de poursuivre ce que nous avions commencé lors des européennes. Il était important de le faire dès cette semaine. Avec le « comité de liaison permanent » que nous mettons en place, le Front de gauche se structure et se met en situation d’apporter son soutien aux luttes engagées dans notre pays et d’intervenir dans le débat public d’une seule voix. C’est important, nous concrétisons, avec cette affirmation, notre engagement commun ». Le dirigeant communiste précise que « cela n’efface pas les difficultés, les points de vue
différents entre nous sur la préparation des régionales, sur les relations avec le NPA qui multiplie les a priori, sur les relations avec le PS ou sur notre proposition de tenir des ateliers sur les contenus, mais nous réaffirmons ainsi notre volonté commune de renforcer le Front de gauche ».
Même écho du côté du Parti de gauche, par la voix d’Éric Coquerel : « Il nous a paru important de nous retrouver sur l’ensemble des points qui ne faisaient pas débat entre nous pour continuer à avancer : lancer une campagne contre la privatisation de la Poste, défendre les projets de loi déposés par le PCF et le PG à l’Assemblée nationale, et préparer le sommet de Copenhague. À partir de ce qu’est le Front de gauche aujourd’hui, nous voulons construire une plate-forme partagée qui sera un projet pour les mois et les années à venir. Nous allons travailler sur ce projet très rapidement. »
Dès la semaine prochaine, les trois partis ont prévu de se retrouver pour prendre concrètement les premières décisions. Et affirmer ainsi que le Front de gauche est un acquis pour l’avenir.