


De toute part, le gouvernement voudrait que l’hôpital public soit LE responsable d’un système de santé qui vacille. Les erreurs médicales surmédiatisées, les délais extrêmement longs aux urgences, le coût exorbitant de son fonctionnement, un service rendu inefficient, bref, tout les maux !
Et pourtant il est efficace, l’hôpital public.
L’allongement de la durée de vie, les progrès et les techniques nouvelles, tout cela est une chance ! Alors il nous faut financer le système pour pouvoir saisir cette chance.
L’hôpital public connaît depuis quelques années un déficit chronique de 800 millions d’euros. Les exonérations de cotisations patronales sont de 33 milliards d’euros. N’y a t-il pas là matière à réfléchir ?
Le moins que l’on puisse dire c’est que les défenseurs du libéralisme font preuve d’esprit de suite !
On soumet les budgets des hôpitaux aux décisions étatiques, puis on instaure un mode de financement par nature déficitaire, et on propose la privatisation des hôpitaux pour répondre au déficit…
On ouvre le partenariat public-privé, puis on fait rentrer les assurances privées dans les gestions, et enfin on brade une partie de l’hôpital au secteur privé…
Depuis 20 ans, on assiste à une offensive des structures privées, à but lucratif (c’est à dire ayant pour objet de faire des bénéfices) dans le domaine de la santé.
Par exemple, Générale de Santé (qui détient la clinique de Bois Bernard) représente 16% du marché français de l’hospitalisation privée en 2007 et a réalisé en cette même année 2007 un chiffre d’affaires de 1,906 milliard € ! C’est grâce à votre maladie tout cela ! Cette institution est gérée par un fond de pension…
Alors, il faut réformer à tout prix, comme si cela n’avait jamais été fait !
L’hôpital n’a pas besoin de plus de moyens, mais de plus d’organisation nous dit Sarkozy…
L’hôpital de Lens, notre hôpital, souffrirait-il alors de sous organisation, comme le dit Sarkozy ?

La permanence des soins, c’est à dire trouver un médecin le soir ou le week-end, est devenu impossible.
Où vont les patients alors, cet enfant qui fait de la température, cette personne âgée, tombée chez elle, ce père de famille qui s’est blessé en bricolant le dimanche ? Les urgences de Lens font 40.000 entrées par an. Nombre d’entre elles auraient pu être traitées et ainsi éviter une hospitalisation.
Et si besoin est de rester à l’hôpital, la réduction des places, incessantes, fait que l’on reste aux urgences.
Mais ne nous inquiétons pas : Bachelot a LA solution :“Hôpital, patients, santé, territoires” : Les hôpitaux, organisés en fonction de compétences qui leur seront propres, s’organiseraient pour se transférer les patients en fonction de ce qu’ils ont l’autorisation de faire.
Si je me casse le pied à Béthune, je suis transféré à Arras, baladé ! Mme BACHELOT l’a dit : Douai, Lens, Arras, Béthune : il y a trop d’hôpitaux dans un petit périmètre ! Alors, ce sera une seule entité, éclatée sur plusieurs sites…
C’est la menace qui pèse sur les SAMU et SMUR de France, avec une équipe SMUR en moins à Lens (reste 1 équipe la nuit pour 360.000 habitants…), une équipe SMUR menacée à Arras.
C’est l’intégration du secteur privé dans les centres hospitaliers publics… A Lens, dans votre propre hôpital, cette intégration du privé dans l’hôpital public nous a montré quels sont les effets pour la population : plus de 1000 € de dépassement d’honoraire pour certaines interventions chirurgicales lourdes, c’est à dire de votre porte monnaie !
Écoutez Denis Kessler (ex-vice président du Medef)
“…Les annonces successives des différentes réformes par le gouvernement peuvent donner une impression de patchwork, tant elles paraissent variées, d’importance inégale, et de portées diverses : statut de la fonction publique, régimes spéciaux de retraite, refonte de la Sécurité sociale, paritarisme… À y regarder de plus près, on constate qu’il y a une profonde unité à ce programme ambitieux. La liste des réformes ? C’est simple, prenez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952, sans exception… Il s’agit aujourd’hui de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance ! ”
C’est pourtant grâce à cette organisation juste, qui consiste à dire qu’en matière de préservation de l’état de santé, il faut faire que chacun participe selon ses moyens et se fasse soigner selon ses besoins que nous avons amélioré notre espérance de vie, fait reculer la maladie, amélioré le sort des malades.
Il se bat au quotidien pour dénoncer le massacre de ce que nos grand parents ont réussi à faire, dans une période pourtant pas facile ! Nos aînés n’ont pas prétexté la période difficile d’après guerre comme on prétexte aujourd’hui la crise financière, pour abandonner cette valeur universelle de « bonne santé » !
Et le PCF propose ! Ces propositions sont logiques, humanistes, réalisables, garantes de progrès sociaux et médicaux.
L’objectif est simple : il nous faut un hôpital public efficace, avec suffisamment de moyens pour soigner chaque personne comme un ministre, avec un mode de financement efficace, solidaire, calculé au plus juste des besoins. C’est l’assurance pour nos population de bénéficier près de chez eux, d’un hôpital capable de les prendre en charge quelque soit leur maladie, leur moyens, leur âge.
L’hôpital moderne doit avoir une gestion concertée et démocratique, loin de la proposition de Mme BACHELOT qui vise à étatiser des décisions injustes. Il doit être attractif, pour les personnels et les patients, et avoir les moyens d’assumer à chaque heure du jour ou de la nuit, sa mission de service public.
La médecine contemporaine doit mettre en avant une politique de prévention forte, avec l’aide de tous les acteurs mobilisables. Les déserts médicaux doivent être combattus, autrement que par des primes à l’installation qui existent depuis de nombreuses années et qui ont montré leur inefficacité. La permanence des soins doit être organisée.