



Le conflit du Proche Orient et la question de la Palestine ne cessent de marquer l’actualité et 40 ans après la guerre de juin 1967 ce conflit reste dramatiquement non réglé. Il s’exacerbe dangereusement de jour en jour.
Non seulement les résolutions des Nations Unies enjoignant Israël d’évacuer les territoires occupés ne sont pas appliquées par les dirigeants de ce pays mais toutes les possibilités d’issues négociées ont été mises en échec.
Les accords d’Oslo, la feuille de route, le plan de Paix du sommet Arabe de 2002, l’ouverture permise par la mise en place d’un gouvernement palestinien d’union nationale… Aucun de ces processus, dans la quinzaine d’années qui vient de s’écouler, n’a pu permettre d’enclencher un règlement véritable.
A la poursuite permanente et intensive de la colonisation, véritable dépossession du peuple palestinien accélérée par l’édification du mur d’annexion, s’est ajoutée l’accumulation des pratiques de plus en plus brutales de l’occupation militaire : destructions des maisons et des cultures, bouclages incessants des territoires, répression systématique, assassinats ciblés… Il y a aujourd’hui quelque 11 000 détenus palestiniens dans les prisons israéliennes dont près du tiers du Conseil législatif.
Cette évolution a nourri un contexte de tension parfois extrême. Des actes de terrorisme, condamnés par l’Autorité Palestinienne elle-même, ont servi la politique israélienne consistant à refuser de reconnaître le partenaire palestinien et à repousser toute négociation.
Aujourd’hui, la situation est d’une gravité alarmante. Pour les palestiniens, la colonisation, le mur, le morcellement du territoire palestinien mettent en danger la perspective même d’un Etat indépendant dans les frontières de 1967, avec Jérusalem Est pour capitale ; les autorités israéliennes refusent la reconnaissance du droit au retour pour les réfugiés et toute négociation sur l’application de ce droit. Ils repoussent jusqu’à un échange de prisonniers.
La situation dans les camps de réfugiés palestiniens au Liban et ailleurs est profondément déstabilisé.
Dans ce contexte d’impasse tragique le Parti communiste français souligne la responsabilité primordiale des membres du Conseil de Sécurité mais aussi celle des Européens. L’exigence d’une solution politique par l’application des résolutions de l’ONU s’impose maintenant avec force. Les nouvelles autorités françaises doivent prendre les initiatives nécessaires pour obtenir la convocation d’une Conférence Internationale sous l’égide des Nations Unies.
Tout doit être entrepris pour en finir avec la colonisation, pour le démantèlement du mur, pour la levée des sanctions irresponsables qui frappent une population palestinienne déjà victime d’une grande pauvreté et d’un chômage massif.
On ne peut accepter qu’un peuple puisse vivre ou survivre ainsi. Le Parti communiste français rappelle l’importance de la solidarité qui doit s’exprimer avec le peuple palestinien et avec l’ensemble des forces qui en Israël agissent contre la colonisation et pour une paix juste et durable.
Il est de l’intérêt de tous les peuples du Proche Orient, de Méditerranée et d’Europe qu’une perspective de paix véritable puisse se concrétiser dans l’application du droit et du respect des droits de chacun, en particulier les droits nationaux du peuple palestinien.