



Cette résolution statue sur le fait que les autorités douanières d’Israël ont été incapables de démontrer l’origine de fabrication du Gazéficateur d’eau que souhaitait acheter une entreprise Allemande. De ce fait, la société Israélienne, Soda Club, ne peut bénéficier du traitement préférentiel réservé dans les accords CE-Israël du 20 novembre 1995 (JO 2000, L147, P3).
Alors que certaines sociétés Européennes ont le courage de demander des comptes aux autorités Israéliennes et même d’aller devant les tribunaux, la France pour sa part organise la chasse aux citoyens qui affligés par l’immobilisme de la communauté Internationale, se battent pour que les produits d’Israël n’entrent plus en France.
En effet, une suite de déclarations a été faite au mois de février. Elles font froid dans le dos. Celle du 4 février devant le CRIF par le Premier Ministre dénonce le « scandaleux mouvement de boycott des produits Casher ou Israéliens » (Casher ? Mais qu’est ce que cela vient faire là ?). Puis son bras droit Mme Alliot Marie devant le CRIF de Bordeaux le 19 février dernier. « Je veux cibler l’action de la justice sur la lutte contre les discriminations. Je n’accepte pas que des personnes, responsables associatifs, politiques ou simples citoyens, appellent au boycott de produits au motif qu’ils sont kasher ou qu’ils proviennent d’Israël. Je souhaite que le parquet fasse preuve de davantage de sévérité à ce sujet. J’ai donc adressé une circulaire aux parquets généraux, leur demandant d’identifier et de signaler tous les actes de provocation à la discrimination. J’entends que tous les auteurs d’actes soient poursuivis dès qu’ils auront été identifiés et notamment quand les appels auront été faits sur Internet… ».
Pour finir, le Directeur des affaires Criminelles et des Grâces écrit une « note » aux Procureurs Généraux en date du 12 février 2010. Il leurs explique tout d’abord « Par jugement du 10 février 2010, le tribunal correctionnel de Bordeaux a prononcé une condamnation à l’encontre d’une personne poursuivie sous la qualification précitée pour des faits de cette nature. » Cet personne est Sakina Arnaud. Monsieur le Directeur poursuit « Il apparaît impératif d’assurer de la part du ministère public une réponse cohérente et ferme à ces agissements. A cette fin et dans la perspective éventuelle d’un regroupement des procédures motivé par le souci d’une bonne administration de la justice, j’ai l’honneur de vous prier de bien vouloir porter à la connaissance de la direction des affaires criminelles et des grâces tous les faits de cette nature dont les parquets de votre ressort ont été saisis. » puis dans un soucis de bonne administration, il insiste « Si certaines procédures ont déjà fait l’objet de classements sans suite, vous prendrez soin d’exposer de manière détaillée les faits et de préciser les éléments d’analyse ayant conduit à cette décision. ».
Toutes ses déclarations vont à l’encontre de toutes les associations, responsables politiques et des simples citoyens qui demandent simplement l’application du droit Internationale et Européen.
Pourquoi la France ne demande pas à l’état Israélien de où proviennent exactement leurs produits, d’Israël ou des territoires occupés ? (La France considère comme telle les territoires colonisés)
Section communiste d’Avion