


Le ministre de l’Education Nationale a décidé pour la rentrée prochaine de supprimer 11200 postes d’enseignants. Il répond en cela aux exigences de Sarkozy de ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux. Pour l’avenir de nos enfants c’est une véritable catastrophe.

Que va devenir l’accueil des moins de 3 ans en maternelle, l’encadrement de la « vie scolaire », le soutien, les dédoublements, l’enseignement des langues autres que l’anglais ?
Cette politique donne la priorité à la rentabilité financière. Elle brade l’école républicaine en fermant des classes, en réduisant le nombre de filières et d’options. Et pour pallier aux conséquences de ces suppressions de postes, il propose alors que le pouvoir d’achat est en berne, de multiplier les heures supplémentaires pour les professeurs. Comme si cela ne suffisait pas, ils veulent aussi généraliser les bacs professionnels en 3 ans, supprimer les BEP et remettre en cause l’accès au collège pour tous.
Ces attaques contre le service public de l’Education sont sans précédent et risque à terme de nous conduire à une privatisation rampante et à une remise en cause d’une gratuité déjà bien écornée.
Cela concerne tout le monde, de la maternelle à l’université. Il faut faire échec à cette politique désastreuse. La mobilisation est indispensable.
Les communistes se solidarisent activement aux cotés des enseignants, des parents d’élèves, des lycéens et des étudiants qui seront dans l’action dans les jours à venir.
Les profits des sociétés du CAC 40 explosent 101 Milliards d’€ en 2007 98 Milliards d’€ en 2006 85 Milliards d’€ en 2005 57 Milliards d’€ en 2004 33 Milliards d’€ en 2003
Pour cela les communistes proposent ni plus ni moins de doubler le budget de l’Education. C’est largement faisable si l’Etat cesse de faire des cadeaux somptueux aux banques qui croulent déjà sous des profits record (voir l’affaire de la Société Générale….entre autre). Si l’Etat remboursait sa dette au taux zéro il pourrait injecter 40 milliards d’euros par an dans l’éducation !