GUY MOQUET : Fils de Cheminot Communiste

Publié le 19 mai 2007, mise à jour le 22 octobre 2007
par Contact PCF AVION 62

COMMEMORER RESTE UNE NECESSITE POUR NE PAS OUBLIER POURQUOI LES GUERRES ONT COMMENCE !!!

Guy Môquet (né à Chanteloup dans la Manche en 1924 et mort le 22 octobre 1941) est un militant communiste qui figure parmi les otages fusillés du camp de Châteaubriant.

Le père et l’oncle : Prosper et Henri Môquet

Guy Môquet était le fils d’un cheminot, député communiste du XVIIe arrondissement de Paris Prosper Môquet. Le parti communiste ayant été dissous par Édouard Daladier en septembre 1939, Prosper Môquet est arrêté le 10 octobre 1939, déchu de son mandat de député en février 1940 et plus tard déporté dans l’un des camps de concentration français en Algérie. Le frère de Prosper, Henri était concierge au siège du parti communiste. À la fin de l’été 1940, il est intégré dans le dispositif clandestin du parti.

Dernière lettre de Guy Môquet

Biographie

Guy Môquet était lycéen au lycée Carnot et fervent militant des jeunesses communistes. Après l’occupation de Paris par les Allemands et l’instauration du gouvernement de Vichy, Guy déploie une grande ardeur militante pour coller des papillons dans son quartier dénonçant le nouveau gouvernement et demandant la libération des internés. Il est arrêté à 16 ans le 13 octobre 1940 au métro Gare de l’Est par des policiers français qui recherchaient les militants communistes. Les policiers le passent à tabac pour qu’il révèle les noms des amis de son père.

Emprisonné à Fresnes, puis à Clairvaux, il est ensuite transféré malgré son acquittement au camp de Châteaubriant (Loire-Atlantique), où étaient détenus d’autres militants communistes.

Le 20 octobre 1941, Karl Hotz, commandant des troupes d’occupation de la Loire-inférieure, est exécuté à Nantes par trois jeunes communistes. Le ministre de l’Intérieur du gouvernement Pétain, Pierre Pucheu, sélectionne des otages communistes « pour éviter de laisser fusiller 50 bons Français » : 18 emprisonnés à Nantes, 27 à Châteaubriant et 5 Nantais emprisonnés à Paris.

Deux jours plus tard, neuf poteaux sont dressés à la Sablière, vaste carrière à la sortie de Châteaubriant. En trois groupes, les 27 otages s’y appuient, refusent qu’on leur bande les yeux et donnent leur vie en s’écriant « vive la France ! ». Guy Môquet est le plus jeune. Il est abattu à 16h00. Article détaillé : Représailles après la mort de Karl Hotz.

Avant d’être fusillé, il avait écrit une lettre à ses parents. Le jeune frère de Guy Môquet, Serge, âgé de 12 ans en 1941, fut traumatisé par la mort de son aîné et ne lui survécut que quelques jours.

La dernière lettre de Guy Môquet est une lettre d’adieu destinée à sa famille proche.

Texte intégral Cliquer sur le texte ci-contre :

Hommages

En hommage, une rue et une station du métro parisien portent son nom depuis 1946. De nombreux autres équipements municipaux ou rues à travers la France sont baptisées du nom de Guy Môquet, comme un lycée à Châteaubriant. La municipalité de Nantes, a renommé une artère le Cours des 50-Otages après la guerre. Louis Aragon lui a dédié, avec trois autres résistants (Gabriel Péri, Honoré d’Estienne d’Orves et Gilbert Dru, soit deux chrétiens et deux communistes), son poème La rose et le réséda, qui contient les célèbres vers : « Celui qui croyait au Ciel / Celui qui n’y croyait pas ».

Bibliographie

- Albert Ouzoulias, Les Bataillons de la Jeunesse, Éditions Sociales, 1972 (ISBN 2209053722)
 
- Pierre-Louis Basse, Guy Môquet, une enfance fusillée, Stock, 2000 (ISBN 2-234-05271-8)
 
- Articles « Prosper Moquet », « Henri Môquet », « Charles Michels », « Jean-Pierre Timbaud » ; du Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français (le Maitron), Éditions Ouvrières
 
- Lettres des fusillés de Châteaubriant, Amicale de Châteaubriand Voves-Rouillé, 1989

La vidéo "officiel" sur Guy Môquet projetée le 22/10/07


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