1er Mai 2006 à Avion

Publié le 2 mai 2006, mise à jour le 9 février 2007
par Contact PCF AVION 62

- Jacques Robitail a rappelé dans un premier temps les victoires politiques qui ont amené l’année dernière une majorité de français à répondre NON au référendum et plus récemment le retrait du texte sur le CPE. Il y a un an en ce même lieu ; nous étions à la veille d’un moment politique fort qui avait été au cœur du débat pour l’avenir de l’Europe.

- La campagne référendaire pour la constitution européenne battait son plein, et le véritable matraquage médiatique dans lequel s’inscrivaient le chef d’État et son gouvernement devait, selon les sondeurs en tous genres, voire cette constitution approuvée par la majorité des Français. Le camouflet n’en fut que plus grand. 55 % des Français rejetant le projet Giscard Chirac Sarkozy. Ils étaient 70 % des électeurs du Pas de Calais et 84 % des électeurs avionnais à dire ; « l’Europe de l’ultralibéralisme, du chômage, du recul social, stop ! Nous n’en voulons plus ».Avec mes camarades communistes du Conseil Municipal, nous avons pris toute notre place dans ce combat, dans cette première et grande victoire politique de la France populaire.

- De la même façon que ces dernières semaines, nous avons pris toute notre place aux côtés des étudiants, des lycéens, des salariés dans le combat contre le CPE qui a conduit au retrait du texte de De Villepin et Sarkozy.” Il a souligné que ces victoires populaires étaient porteuses d’espoir à l’approche des échéances présidentielles à condition d’apporter des réponses claires aux Français sous peine de voir les spectres du 21 avril 2002 réapparaître :” En, moins d’un an, par deux fois les prétentions de la droite ont été battues en brèche, à travers les urnes, dans la rue.

- Ces victoires du mouvement populaire porteur des aspirations au changement politique indiquent à l’évidence que les possibilités sont réelles d’une alternative à la politique actuelle dès 2007. Encore faut-il pour cela que les forces de gauche tirent les enseignements, et tous les enseignements, de ces deux faits marquants que je viens d’évoquer, ce qui suppose :

- D’une part d’être à l’écoute des exigences, qui se sont exprimées sans ambiguïté tant lors du référendum que dans le combat contre le CPE. - Et d’autre part, ouvrir une perspective réelle de changement, ce qui exige des réponses claires aux attentes des Françaises et des Français, et qui marquent une rupture avec l’ultralibéralisme, qu’il soit celui de Chirac-Sarkozy, celui de Blair ou celui de la sociale démocratie allemande qui a conduit à sa perte Schröder.

- D’autant qu’en France même, le souvenir d’un certain 22 Avril demeure dans tous les esprits, à plus forte raison quand le chef de l’extrême droite, Le Pen, affirme haut et fort son ambition de réitérer le coup des présidentielles pour ne laisser au second tour le choix qu’entre la droite et l’extrême droite par élimination de la gauche. Les ambitions de l’extrême droite fascinante sur le Bassin Minier, réaffirmées par le Chef de FN sont une insulte à l’histoire, à la mémoire de ce coin de France d’où monta la résistance au fascisme et à l’hitlérisme.

- Éviter à coup sur cette réédition d’une situation porteuse de risques majeurs suppose donc que les enjeux de 2007 soient clairement définis, que le contenu d’une véritable alternative à la droite soit fermement affiché. Moins d’un an, çà n’est pas trop pour entendre, écouter, tenir compte des exigences populaires telles qu’elles se sont exprimées ces dernières semaines. Plus de trois millions de personnes dans la rue, c’est inédit, c’est surtout révélateur des potentialités que porte en lui le mouvement populaire pour un profond changement politique. Les querelles subalternes, les ambitions personnelles n’ont pas lieu d’être, elles sont un danger pour l’avenir, elles doivent s’effacer au profit d’un projet d’intérêt général.” Et de rappeler que le 1er mai demeure bien la journée de l’espérance d’an avenir meilleur : “Au cœur de ce premier mai 2006, c’est tout cela que porte le monde du travail.

- Oui, la France est un pays où l’on peut vivre et travailler à la création de richesses qui doivent être partagées équitablement, dans le respect des individus et à travers une véritable justice sociale. Agir ainsi pour la France Agir ainsi pour une Europe fraternelle sociale, une Europe des peuples, c’est imposer le rejet des directives Bolkestein dans l’Europe ou le rejet du CPE et du CNE en France. Ce qu’ont rejeté les Français il y a moins d’un an, çà n’est pas l’Europe de la solidarité entre les peuples, c’est cette Europe des inégalités grandissantes, celle du capital et du libéralisme, celle des riches toujours plus riches et des pauvres toujours plus pauvres.

- Le 1er Mai, en ce sens, demeure bien la journée de l’espérance d’un avenir meilleur, celle qui inscrit le muguet dans un printemps renaissant. Et c’est toujours dans les moments où le monde du travail est uni, rassemblé sur des objectifs revendicatifs porteurs d’amélioration des conditions de vie, que se concrétisent les victoires comme ce fut le cas contre le CPE.

- Jacques Robitail s’est voulu optimiste pour les mois à venir en précisant que 2007 pouvait être l’année du changement. Pour cela comme pour le référendum ou le CPE, il compte sur la vox populi et la capacité des élus communistes à se rassembler, à se faire entendre et à convaincre. L’avenir, il s’imagine fait d’hommes et de femmes qui vivent heureux dans un monde sans guerre, dans un monde de fraternité, d’amitié, de solidarité, dans un monde où l’on se respecte. Oui, cette vision, quoique teintée d’idéalisme est celle des gens de bonne volonté, et elle réunit chaque année au 1er Mai le monde du travail, celui de Chicago ou de Fourmies, celui de Germinal ou de l’informaticien. Et pour nous, démocrates, hommes de gauche, le 1er Mai est inamovible dans le calendrier comme dans le combat revendicatif.

- Oui, Mesdames, Messieurs, Chers amis, l’année écoulée, les victoires de 2005 et le succès revendicatif de 2006 nous autorisent à appréhender avec espoir et confiance les mois qui viennent et les échéances prochaines. Mais l’aboutissement, la concrétisation de cet espoir dépendent encore et toujours de nous, de notre capacité à nous rassembler, au-delà de nos différences et dans le respect de nos convictions pour dire que 2007 peut être l’année du changement, l’année de l’espoir, à condition que l’on nous écoute, que l’on nous entende. Nous avons su nous faire entendre pour le référendum, il a fallu nous écouter sur le CPE.

Gageons que le mouvement populaire qui s’exprime aujourd’hui dans tout le pays saura à nouveau faire résonner nos espoirs.”


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